Toutes les deux ou toute les deux dans une copie d’examen : évitez la faute éliminatoire

Sur une copie de brevet ou de bac, écrire « toute les deux » au lieu de « toutes les deux » fait perdre des points à coup sûr. L’accord de « tout » devant un nom ou un pronom au féminin pluriel est l’une des fautes les plus fréquentes dans les dictées et les rédactions. Comprendre la mécanique de cet accord permet de ne plus hésiter, que ce soit en examen ou dans un CV.

Accord de « tout » devant un féminin pluriel : la règle qui piège en dictée

On tombe souvent sur cette erreur parce qu’à l’oral, la différence entre « toute » et « toutes » passe inaperçue. À l’écrit, la sanction est immédiate.

La règle tient en une phrase : « tout » s’accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom qu’il accompagne. Devant « les deux » au féminin, on obtient « toutes les deux » – féminin pluriel. Écrire « toute les deux » revient à laisser un singulier devant un pluriel, ce qui constitue une faute d’accord grammatical.

Quelques cas concrets pour fixer la logique :

  • « Toutes les deux » (féminin pluriel) : « Elles sont arrivées toutes les deux à l’heure. »
  • « Tous les deux » (masculin pluriel) : « Ils ont rendu tous les deux leur copie en avance. »
  • « Tout le monde » (masculin singulier) : « Tout le monde a compris la consigne. »
  • « Toute la classe » (féminin singulier) : « Toute la classe était silencieuse. »

Le piège vient du fait que « tout » est un mot caméléon. Il peut être déterminant, pronom ou adverbe, et sa forme change à chaque fois. Dans « toutes les deux », il fonctionne comme déterminant : il s’accorde donc avec ce qui suit.

Étudiant adulte hésitant sur une réponse grammaticale lors d'un examen en salle de classe

Faute d’accord sur « tout » dans une copie d’examen : ce que le correcteur sanctionne

Les plateformes spécialisées en préparation au brevet signalent une tendance nette dans les critères de correction : une erreur d’accord récurrente pèse plus lourd que plusieurs fautes dispersées. Un correcteur qui voit « toute les deux » à la ligne 3, puis « toute les réponses » à la ligne 12, identifie un défaut systématique de maîtrise des accords.

Ce type de faute entre dans la catégorie des « fautes-pilotes » – accords en genre et en nombre, homophones grammaticaux – que les grilles d’évaluation ciblent en priorité. À la dictée du brevet, confondre « toute » et « toutes » coûte des points sur le barème orthographe, sans possibilité de compensation par le reste de l’épreuve.

Dans les concours administratifs et certaines épreuves professionnelles, la logique est encore plus tranchante. Certains barèmes fonctionnent avec un seuil fixe d’erreurs au-delà duquel le candidat est déclaré non apte, sans rattrapage possible. Une seule faute d’accord ne suffit pas à éliminer, mais elle contribue à atteindre ce seuil très vite.

Au-delà de l’examen : l’impact sur un CV ou une lettre de motivation

Les enquêtes sur les attentes des recruteurs français mentionnent l’absence de fautes d’orthographe comme critère éliminatoire immédiat dans la sélection de candidatures. Écrire « toute les deux » dans une lettre de motivation produit le même effet qu’une faute d’accord dans une copie : le document perd en crédibilité avant même que le fond soit lu.

Méthode concrète pour ne plus confondre « toute » et « toutes »

Plutôt qu’apprendre la règle par cœur, on peut utiliser un test de substitution rapide, réalisable en quelques secondes sur une copie d’examen.

Remplacez le féminin par un masculin : si « tous » sonne juste, alors c’est « toutes » au féminin. Exemple : « Elles sont parties toute/toutes les deux » devient « Ils sont partis tous les deux ». Le pluriel saute aux yeux, donc on écrit « toutes les deux ».

Ce réflexe fonctionne à chaque fois parce que l’accord au masculin est rarement source d’hésitation. Personne n’écrit « tout les deux » en parlant de deux garçons.

Les trois vérifications à faire avant de rendre sa copie

Quand on relit une copie d’examen, on peut cibler les fautes d’accord les plus pénalisantes en se concentrant sur trois points :

  • Chercher chaque occurrence de « tout/toute/tous/toutes » et vérifier l’accord avec le mot qui suit. C’est la source d’erreur la plus fréquente sur ce mot.
  • Vérifier les homophones grammaticaux classiques (« a/à », « et/est », « son/sont ») qui appartiennent à la même famille de fautes-pilotes repérées par les correcteurs.
  • Relire la dernière phrase de chaque paragraphe, là où la fatigue pousse à bâcler les accords. Les fautes d’accord se concentrent souvent en fin de copie.

Gros plan sur une copie d'examen manuscrite avec une correction orthographique biffée et réécrite en français

« Tout » adverbe : le cas où l’accord change les règles

Il existe un cas où « tout » ne suit pas la logique habituelle, et ce cas génère lui aussi des erreurs en examen. Quand « tout » est adverbe (il signifie alors « entièrement » ou « très »), il reste invariable sauf devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou un « h » aspiré.

Exemples : « Elles sont tout étonnées » (pas d’accord, car « étonnées » commence par une voyelle). En revanche, « Elles sont toutes surprises » (accord, car « surprises » commence par une consonne). Cette exception phonétique existe uniquement pour faciliter la prononciation.

Dans « toutes les deux », on n’est pas dans ce cas de figure. « Tout » accompagne « les deux », pas un adjectif. L’accord en genre et en nombre s’applique sans exception.

La distinction entre « tout » déterminant et « tout » adverbe est l’un des pièges récurrents des épreuves de français. En cas de doute lors d’un examen, le test de substitution masculin/féminin reste le moyen le plus fiable de trancher, bien plus rapide que de se souvenir de la terminologie grammaticale exacte.

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